Mais la nuit du 30 août, 1997, un
déclic se
produit. Elle décide de s’engager dans la vie des autres. Elle prend la décision de rendre les
autres
heureux. Elle commence avec Bretodeau,
un homme qu'elle ne connait même pas, à qui elle rend une
petite boite de
jouets qu’il avait cachée dans son appartement quand il y
habitait il y a
quarante ans. De la même
façon, elle
continue à réparer les cafouillages de la vie des gens
autour d’elle, qui ont tous besoin d'amour, mais qui
s’occupera de la vie d’Amélie de son besoin d'amour à
elle ?
Entre "l’homme de verre." Il
a ce nom parce qu’il souffre d’une maladie
des os, qui lui donne des os fragiles.
Une simple poignée de main risquerait de lui casser les
doigts. Donc, il ne quitte jamais son
appartement. Il peint et repeint le
même tableau de
Renoir, Le déjeuner des canotiers, à
raison d’un par an, depuis vingt ans. Il
n’arrive pas à saisir l’expression du visage d’une jeune fille
dans le tableau qui ressemble à Amélie. Finalement, c'est
le fait d'aider Amélie qui lui donne la clé de son
propre problème.
L’homme de verre convainc Amélie de sauter
la
barrière et de s’engager dans la vie. Elle
le fait, et elle rencontre Nino, un jeune homme timide et
réservé qui travaille
dans un magasin de porno. Son
passe-temps préféré? Il collectionne des
photomatons que les gens déchirent et rejettent.
Il les rattache. Donc,
sa passion et la passion d’Amélie sont
la même : ils rattachent la vie fragmentée des gens
autour d’eux. Un couple curieux, mais ils
sont faits l'un pour
l'autre.