amélie et cuillère

 Amélie est une fille curieuse, avec un problème très commun : elle a besoin d’amour. Ses parents étaient bizarres.  Quand Amélie était jeune, ils ne lui donnaient pas assez d'affection. Son père pensait qu’elle avait un défaut cardiaque, et elle n'allait pas à l'école et ne jouait pas souvent avec les autres petits enfants.  Pour compenser, elle a cultivé un goût particulier pour les tout petits plaisirs. Elle aime plonger la main au plus profond d’un sac de grains, briser la croûte des crèmes brûlées avec la pointe de la petite cuillère, et faire des ricochets sur le canal St. Martin. 

Mais la nuit du 30 août, 1997, un déclic se produit. Elle décide de s’engager dans la vie des autres.  Elle prend la décision de rendre les autres heureux.  Elle commence avec Bretodeau, un homme qu'elle ne connait même pas, à qui elle rend une petite boite de jouets qu’il avait cachée dans son appartement quand il y habitait il y a quarante ans.  De la même façon, elle continue à réparer les cafouillages de la vie des gens autour d’elle, qui ont tous besoin d'amour, mais qui s’occupera de la vie d’Amélie de son besoin d'amour à elle ? 

Entre "l’homme de verre."  Il a ce nom parce qu’il souffre d’une maladie des os, qui lui donne des os fragiles.  Une simple poignée de main risquerait de lui casser les doigts.  Donc, il ne quitte jamais son appartement.  Il peint et repeint le même tableau de Renoir, Le déjeuner des canotiers, à raison d’un par an, depuis vingt ans.  Il n’arrive pas à saisir l’expression du visage d’une jeune fille dans le tableau qui ressemble à Amélie. Finalement, c'est le fait d'aider Amélie qui lui donne la clé de son propre problème.

L’homme de verre convainc Amélie de sauter la barrière et de s’engager dans la vie.  Elle le fait, et elle rencontre Nino, un jeune homme timide et réservé qui travaille dans un magasin de porno.  Son passe-temps préféré? Il collectionne des photomatons que les gens déchirent et rejettent.  Il les rattache.  Donc, sa passion et la passion d’Amélie sont la même : ils rattachent la vie fragmentée des gens autour d’eux.  Un couple curieux, mais ils sont faits l'un pour l'autre.